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IRAN-USA: le président iranien Massoud Pezeshkian s’exprimera à l’ONU enfermé dans un périmètre de six pâtés de maisons

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Par GrandsLacsTv

Publié le 22 septembre 2026

3 min de lecture

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IRAN-USA: le président iranien Massoud Pezeshkian s’exprimera à l’ONU enfermé dans un périmètre de six pâtés de maisons

Massoud Pezeshkian doit prendre la parole ce mercredi 23 septembre devant la 81e Assemblée générale des Nations unies, au lendemain du discours de Donald Trump. Le chef de l’État iranien et sa délégation sont soumis par Washington à des restrictions de déplacement inédites, alors que les deux pays sont en guerre depuis près de sept mois.

Le Département d’État américain a délivré des visas à une délégation iranienne réduite, composée du président Massoud Pezeshkian, du ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi et de quelques collaborateurs. « Conformément à nos obligations de pays hôte, la délégation centrale du régime iranien pourra participer à la semaine de haut niveau de l’Assemblée générale », a déclaré un porte-parole du Département d’État, précisant que cette délégation serait soumise à des restrictions de déplacement, à une interdiction d’achat de produits de luxe, et qu’elle serait plus réduite que l’an dernier.

Selon le journal iranien Tehran Times, cité par The Eastern Herald, le secrétaire d’État Marco Rubio a validé un dispositif limitant les déplacements de la délégation aux seuls trajets nécessaires à ses activités onusiennes. Le périmètre autorisé couvre le complexe des Nations unies, la mission permanente iranienne, la résidence de l’ambassadeur et l’itinéraire vers l’aéroport JFK. En dehors de ces limites, les responsables iraniens ne peuvent pas circuler. Toujours selon la même source, le Département d’État aurait demandé à Costco, Sam’s Club, Walmart et à d’autres grandes enseignes de refuser toute transaction avec des membres de la délégation. Cette dernière information n’a pas été confirmée de source américaine officielle à l’heure où nous publions.

Téhéran conteste la légalité du dispositif. Son porte-parole diplomatique Esmaeil Baghaei a affirmé que New York n’avait « aucun charme » pour la délégation cette année et invoqué l’accord de siège de 1947, qui oblige Washington à garantir aux représentants des États membres l’accès au siège de l’ONU, quel que soit l’état des relations bilatérales. Des visas ont par ailleurs été refusés aux journalistes iraniens devant couvrir le discours présidentiel : aucun membre de l’équipe médiatique de Pezeshkian n’a été autorisé à entrer aux États-Unis.

La guerre a débuté le 28 février par des frappes américano-israéliennes sur l’Iran, suivies de représailles iraniennes visant Israël et des installations américaines du Golfe. Les canaux diplomatiques n’ont jamais été totalement coupés. Le 19 septembre, le secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale iranien Mohsen Rezaï a indiqué avoir transmis à Washington, par l’intermédiaire du Qatar, sept conditions dont trois rendues publiques : l’arrêt de la guerre sur tous les fronts, le dégel des avoirs iraniens à l’étranger et la levée du blocus naval. Doha et Islamabad tentent de relancer les discussions depuis l’expiration, en août, du mémorandum négocié entre les deux capitales. Aucune réponse américaine n’a été rendue publique.

Aucune rencontre entre Donald Trump et Massoud Pezeshkian ne figure au programme, même si le président américain a répété que la porte n’était « pas fermée ». Le programme iranien prévoit en revanche des entretiens avec des dirigeants étrangers, une rencontre avec la diaspora iranienne et des échanges avec des experts et des cercles de réflexion américains.

Pour les économies africaines importatrices d’hydrocarbures, dont la RDC, l’issue de cette séquence n’est pas neutre : le baril a dépassé les 100 dollars, porté par la crise du détroit d’Ormuz et le blocage du Bab al-Mandeb.

 

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