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Selon MSF, environ 35 000 personnes vivent encore à Busuma. Depuis avril, plus de 20 000 réfugiés ont regagné la République démocratique du Congo (RDC) dans le cadre d’un programme de retour volontaire vers des zones sécurisées, géré par les Nations Unies. Malgré une situation sécuritaire toujours volatile dans l’Est de la RDC, de nombreux réfugiés disent préférer rentrer plutôt que de poursuivre l’attente dans le camp. « On a l’impression d’être des chèvres attachées à un piquet », témoigne Ibonge Alinoti, arrivé en décembre 2025 après avoir fui des affrontements près d’Uvira. Il affirme avoir déjà fui la violence « trois ou quatre fois » au Congo et dit vouloir partir : « Nous ne voulons pas d’argent, nous voulons juste partir. » Une aide en baisse Faute de financements suffisants, les distributions alimentaires et monétaires ont été constamment réduites, indique l’organisation. Les besoins en abris restent massifs : ceux construits au début de la crise ont une durée de vie de six mois et se détériorent alors que la saison des pluies a commencé. Ouo-ouo Sakouvogui, coordinateur de la réponse de MSF dans le camp, avertit que la situation pourrait redevenir « très critique » si rien ne change. L’avenir de la réponse humanitaire est également en question. Plusieurs organisations présentes à Busuma n’ont de garanties de financement que jusqu’à fin 2026, certaines n’ayant plus de budget au-delà d’octobre 2026. Adélaïde Ouabo, coordinatrice des programmes de MSF au Burundi, prévient que des acteurs humanitaires risquent de disparaître du camp dès le début de 2027, malgré les efforts des autorités et des Nations Unies pour mobiliser les bailleurs. Eau, assainissement et santé Les interventions d’urgence du début de l’année ont permis d’améliorer les conditions sanitaires et de maîtriser les épidémies de choléra et de rougeole. Mais en septembre, le camp ne comptait qu’une latrine pour 119 personnes et une douche pour 242 personnes. Si les maladies hydriques ont reculé en saison sèche, MSF craint que la saison des pluies, dans un contexte de prévisions liées au phénomène El Niño, ne change la donne. Entre juillet et septembre, les équipes de MSF ont réalisé plus de 12 000 consultations ambulatoires dans le camp et la communauté d’accueil, principalement pour des infections respiratoires et intestinales. Plus de 300 personnes ont bénéficié de soins plus spécialisés. Une détresse psychologique préoccupante MSF fait état d’une forte demande de soutien en santé mentale, liée aux violences subies en RDC, à la fuite, aux pertes et à la dégradation des conditions de vie dans le camp. Vanessa Niyonizigiye, psychologue clinicienne de l’organisation, dit constater des dépressions, de l’anxiété, des psychoses et des syndromes de stress post-traumatique, certaines personnes n’ayant même ni bâche ni couverture. Asiya Bipemaju, arrivée à la mi-décembre 2025 et qui partage un abri avec 14 autres réfugiés, raconte avoir affronté le choléra, les infections et des décès à son arrivée. « Honnêtement, je n’en peux plus. Je veux rentrer », confie-t-elle. Pour MSF, il n’est pas acceptable que des réfugiés préfèrent risquer leur vie plutôt que de rester dans un camp censé les protéger. L’organisation y voit un signal d’alarme à traiter en urgence.RDC : Le RFDI plaide la cause des femmes et communautés vulnérables à la 89e session de la CADHP à DakarChampions League : le Real désillusionne le Barça sur sa pelouse de Camp Nou (2-1)RDC : Adoption controversée de la loi sur le référendum, l’opposition dénonce un passage en forceRDC : La Dynamique Benjamin Mukendi s’unit à l’ADESCO sous le patronage bienveillant de Son Excellence Tony Kanku Shiku pour l’émergence du paysQu’est-ce que PHP et pourquoi a-t-il mis hors ligne les sites Web du gouvernement ?Bunia : MSF adapte sa réponse à Ebola et prévoit la fermeture du CTE d’ElikiyaBurundi : au camp de Busuma, des réfugiés congolais préfèrent rentrer en RDC plutôt que de rester, MSF alerte sur les coupes de financement Plus de dix mois après l’arrivée de dizaines de milliers de réfugiés congolais dans le camp de Busuma, à l’est du Burundi, les conditions de vie restent extrêmement précaires. Dans un communiqué, Médecins Sans Frontières (MSF) s’inquiète d’une nouvelle dégradation de la situation, plusieurs organisations risquant de perdre leurs financements dans les semaines à venir. Selon MSF, environ 35 000 personnes vivent encore à Busuma. Depuis avril, plus de 20 000 réfugiés ont regagné la République démocratique du Congo (RDC) dans le cadre d’un programme de retour volontaire vers des zones sécurisées, géré par les Nations Unies. Malgré une situation sécuritaire toujours volatile dans l’Est de la RDC, de nombreux réfugiés disent préférer rentrer plutôt que de poursuivre l’attente dans le camp. « On a l’impression d’être des chèvres attachées à un piquet », témoigne Ibonge Alinoti, arrivé en décembre 2025 après avoir fui des affrontements près d’Uvira. Il affirme avoir déjà fui la violence « trois ou quatre fois » au Congo et dit vouloir partir : « Nous ne voulons pas d’argent, nous voulons juste partir. » Une aide en baisse Faute de financements suffisants, les distributions alimentaires et monétaires ont été constamment réduites, indique l’organisation. Les besoins en abris restent massifs : ceux construits au début de la crise ont une durée de vie de six mois et se détériorent alors que la saison des pluies a commencé. Ouo-ouo Sakouvogui, coordinateur de la réponse de MSF dans le camp, avertit que la situation pourrait redevenir « très critique » si rien ne change. L’avenir de la réponse humanitaire est également en question. Plusieurs organisations présentes à Busuma n’ont de garanties de financement que jusqu’à fin 2026, certaines n’ayant plus de budget au-delà d’octobre 2026. Adélaïde Ouabo, coordinatrice des programmes de MSF au Burundi, prévient que des acteurs humanitaires risquent de disparaître du camp dès le début de 2027, malgré les efforts des autorités et des Nations Unies pour mobiliser les bailleurs. Eau, assainissement et santé Les interventions d’urgence du début de l’année ont permis d’améliorer les conditions sanitaires et de maîtriser les épidémies de choléra et de rougeole. Mais en septembre, le camp ne comptait qu’une latrine pour 119 personnes et une douche pour 242 personnes. Si les maladies hydriques ont reculé en saison sèche, MSF craint que la saison des pluies, dans un contexte de prévisions liées au phénomène El Niño, ne change la donne. Entre juillet et septembre, les équipes de MSF ont réalisé plus de 12 000 consultations ambulatoires dans le camp et la communauté d’accueil, principalement pour des infections respiratoires et intestinales. Plus de 300 personnes ont bénéficié de soins plus spécialisés. Une détresse psychologique préoccupante MSF fait état d’une forte demande de soutien en santé mentale, liée aux violences subies en RDC, à la fuite, aux pertes et à la dégradation des conditions de vie dans le camp. Vanessa Niyonizigiye, psychologue clinicienne de l’organisation, dit constater des dépressions, de l’anxiété, des psychoses et des syndromes de stress post-traumatique, certaines personnes n’ayant même ni bâche ni couverture. Asiya Bipemaju, arrivée à la mi-décembre 2025 et qui partage un abri avec 14 autres réfugiés, raconte avoir affronté le choléra, les infections et des décès à son arrivée. « Honnêtement, je n’en peux plus. Je veux rentrer », confie-t-elle. Pour MSF, il n’est pas acceptable que des réfugiés préfèrent risquer leur vie plutôt que de rester dans un camp censé les protéger. L’organisation y voit un signal d’alarme à traiter en urgence.RDC : Le RFDI plaide la cause des femmes et communautés vulnérables à la 89e session de la CADHP à Dakar

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Grands Lacs: Le Président Ndayishimiye a ouvert la 5ᵉ édition du Dialogue continental sur la Jeunesse, Paix et Sécurité

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Par GrandsLacsTv

Publié le 11 août 2026

6 min de lecture

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Grands Lacs: Le Président Ndayishimiye a ouvert la 5ᵉ édition du Dialogue continental sur la Jeunesse, Paix et Sécurité

Le Président de la République du Burundi, Évariste Ndayishimiye, également Président en exercice de l’Union africaine et Champion de l’UA pour l’Agenda Jeunesse, Paix et Sécurité, a procédé, ce lundi 10 août 2026, au Palais de Kiriri, à l’ouverture officielle de la 5ᵉ édition du Dialogue continental sur l’Agenda Jeunesse, Paix et Sécurité, élargi cette année à l’Agenda Femmes, Paix et Sécurité autour du thème : « Eau, Paix et Leadership inclusif en Afrique : institutionnalisation du rôle stratégique des jeunes et des femmes dans la prévention des conflits, la gestion des crises et la consolidation durable de la paix grâce à une gouvernance responsable des ressources ».

Dans son discours, le Chef de l’État a d’abord souhaité la bienvenue aux jeunes et aux différents participants avant de rappeler que la capitale burundaise a été consacrée Capitale africaine de la Jeunesse par la Décision 868 de la 37ᵉ Conférence des Chefs d’État et de Gouvernement de l’Union africaine, qui a également institutionnalisé le Dialogue continental comme un rendez-vous annuel devant se tenir à Bujumbura.

Le Président Ndayishimiye a souligné que cette rencontre constitue une occasion de renforcer le dialogue, l’innovation et la mobilisation de la jeunesse africaine en faveur de la paix, de la sécurité et du développement durable.

Abordant la question de l’eau, le Président de la République a rappelé que l’Union africaine a placé l’année 2026 sous le thème : « Assurer une disponibilité durable de l’eau et des systèmes d’assainissement sûrs pour atteindre les objectifs de l’Agenda 2063 ».
Il a ainsi souligné que l’accès à l’eau potable reste un défi pour des millions d’Africains, avec des conséquences particulièrement lourdes pour les femmes, les jeunes filles et les enfants qui parcourent parfois de longues distances pour s’approvisionner.

Selon le Chef de l’État, garantir un accès équitable à l’eau contribue à améliorer la santé publique, à favoriser l’éducation des jeunes filles, à renforcer l’autonomisation économique des femmes et à accroître la production agricole.

Cependant, la rareté et la mauvaise gestion de cette ressource peuvent également devenir des facteurs de tensions entre États et entre communautés. Le Président Ndayishimiye a notamment évoqué les tensions liées au partage des ressources du bassin du Nil, ainsi que les conflits entre agriculteurs et éleveurs autour de l’accès à l’eau et aux pâturages.

Il a appelé à une gestion durable et inclusive des ressources hydriques, au renforcement de la coopération entre les États et à la mobilisation des investissements et de l’innovation afin de faire de l’eau un facteur de développement, de paix et de prospérité.

Le deuxième axe du discours présidentiel a porté sur la consolidation de la paix et de la sécurité, présentée comme une condition indispensable au développement durable et à l’intégration du continent.

Le Chef de l’État a rappelé que l’objectif de l’Union africaine de faire taire les armes demeure essentiel pour permettre la libre circulation des personnes, des biens et des services et favoriser la pleine réalisation de la Zone de libre-échange continentale africaine.

Pour lui, les conflits en Afrique trouvent leurs origines dans facteurs, notamment la faiblesse des institutions et la mauvaise gouvernance, les facteurs économiques et la compétition autour des ressources, ainsi que certains effets de l’héritage colonial et des dynamiques géopolitiques.

Le Président Ndayishimiye a également attiré l’attention sur le chômage des jeunes, qui peut les rendre vulnérables au recrutement par des groupes armés. Il a encouragé les jeunes à privilégier l’entrepreneuriat et la création d’activités économiques, estimant que l’Afrique dispose encore d’importantes ressources et opportunités à valoriser.

Il a, dans ce contexte, lancé un appel aux jeunes à se désengager de la violence et à devenir des acteurs de paix, de développement et de transformation du continent.

L’extension du Dialogue continental à l’Agenda Femmes, Paix et Sécurité traduit, selon le Président, la volonté de renforcer la participation des femmes dans les processus de prévention et de résolution des conflits. Il a rappelé que les femmes sont souvent parmi les premières victimes des conflits, mais qu’elles jouent également un rôle important dans la prévention des violences et la consolidation de la paix, notamment au sein des familles et des communautés. Il a ainsi appelé à renforcer leur participation dans la vie politique et dans les processus de prise de décision.

S’agissant de la jeunesse, il a insisté sur la nécessité de la considérer non plus comme une simple bénéficiaire des politiques publiques, mais comme un acteur stratégique de la transformation de l’Afrique.

« Quand les jeunes et les femmes avancent, l’Afrique progresse », a-t-il souligné, appelant les dirigeants à écouter, soutenir et accompagner cette nouvelle génération.

Le Président Ndayishimiye a également plaidé pour un leadership inclusif, fondé sur la participation de toutes les composantes de la société. Il a insisté sur la nécessité d’associer davantage les jeunes, les femmes aux processus de prise de décision.

Pour lui, le leadership doit être orienté vers le bien-être collectif et s’appuyer sur des valeurs africaines telles que l’unité, la solidarité et l’Ubuntu.

La gouvernance responsable des ressources constitue également, selon le Chef de l’État, un élément essentiel de la stabilité du continent. Les ressources naturelles de l’Afrique doivent être gérées de manière transparente, équitable et durable afin de lutter contre la « malédiction des ressources » et de les transformer en véritables moteurs du développement économique.

Le Président de la République a enfin appelé à renforcer les investissements dans l’éducation, les nouvelles technologies, la recherche, l’innovation et l’entrepreneuriat.

L’Afrique, a-t-il estimé, dispose des compétences et des ressources nécessaires pour produire ses propres solutions et accélérer son développement. Il a encouragé les jeunes à croire davantage en leurs capacités et à mettre leur créativité au service de la transformation du continent

Il a également cité plusieurs initiatives mises en œuvre au Burundi en faveur de l’autonomisation économique des jeunes et des femmes, notamment le Programme d’autonomisation économique et de création d’emplois pour les jeunes (PAEEJ), ainsi que les Banques d’investissement pour les jeunes et pour les femmes.

À l’échelle continentale, il a appelé à davantage de synergie entre les différentes initiatives en faveur de la jeunesse et des femmes, afin de parvenir à des résultats concrets et durables.

En clôturant son intervention, le Président Ndayishimiye a souhaité que les travaux de cette 5ᵉ édition aboutissent à une feuille de route ambitieuse et réaliste, permettant de renforcer la contribution des jeunes et des femmes à la paix, à la sécurité et au développement de l’Afrique.

Il a appelé les participants à œuvrer pour une Afrique qui privilégie l’intégration, le dialogue, l’innovation et la paix, et où les jeunes et les femmes disposent pleinement des moyens de contribuer à la construction d’un continent prospère, intégré et pacifique.

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