L’Assemblée nationale a adopté vendredi 23 octobre la proposition de loi fixant les modalités d’organisation du référendum en République démocratique du Congo.
Le texte, réexaminé après les réserves émises par la Cour constitutionnelle, a été voté par la majorité et doit désormais retourner au Sénat pour une seconde lecture, avant d’être transmis au Président de la République pour promulgation.
Cette adoption s’est faite sans l’opposition parlementaire, qui a boycotté les travaux. Celle-ci y voit une manœuvre précipitée dans un contexte de guerre à l’Est et de préparation du dialogue inclusif annoncé par le Chef de l’État.
Dans une motion d’ordre, Christian Mwando, président du groupe parlementaire Ensemble pour la République, a appelé à la prudence. Il estime que l’examen de ce texte, qui ouvre la voie à une révision constitutionnelle par référendum ou à l’adoption d’une nouvelle Constitution, risque de raviver les divisions au moment où les contours du dialogue inclusif voulu par Félix Tshisekedi sont encore en discussion.
« Le passage en force de cette loi en seconde lecture, sans la participation de l’opposition à tous les niveaux, sera considéré comme une fermeture brutale de la porte du dialogue », a-t-il averti, soulignant que la majorité de l’Union sacrée en assumerait seule la responsabilité politique.
Du côté de la majorité, on salue au contraire une avancée démocratique. Les députés de l’Union sacrée soutiennent que le travail parlementaire obéit à la règle majoritaire et que l’absence de l’opposition ne saurait bloquer l’examen d’un texte renvoyé au Parlement par le Président de la République pour seconde délibération.
La balle est désormais dans le camp du Sénat.
Fiduciaire Zahiga




