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Qu’est-ce que PHP et pourquoi a-t-il mis hors ligne les sites Web du gouvernement ?Bunia : MSF adapte sa réponse à Ebola et prévoit la fermeture du CTE d’ElikiyaBurundi : au camp de Busuma, des réfugiés congolais préfèrent rentrer en RDC plutôt que de rester, MSF alerte sur les coupes de financement Plus de dix mois après l’arrivée de dizaines de milliers de réfugiés congolais dans le camp de Busuma, à l’est du Burundi, les conditions de vie restent extrêmement précaires. Dans un communiqué, Médecins Sans Frontières (MSF) s’inquiète d’une nouvelle dégradation de la situation, plusieurs organisations risquant de perdre leurs financements dans les semaines à venir. Selon MSF, environ 35 000 personnes vivent encore à Busuma. Depuis avril, plus de 20 000 réfugiés ont regagné la République démocratique du Congo (RDC) dans le cadre d’un programme de retour volontaire vers des zones sécurisées, géré par les Nations Unies. Malgré une situation sécuritaire toujours volatile dans l’Est de la RDC, de nombreux réfugiés disent préférer rentrer plutôt que de poursuivre l’attente dans le camp. « On a l’impression d’être des chèvres attachées à un piquet », témoigne Ibonge Alinoti, arrivé en décembre 2025 après avoir fui des affrontements près d’Uvira. Il affirme avoir déjà fui la violence « trois ou quatre fois » au Congo et dit vouloir partir : « Nous ne voulons pas d’argent, nous voulons juste partir. » Une aide en baisse Faute de financements suffisants, les distributions alimentaires et monétaires ont été constamment réduites, indique l’organisation. Les besoins en abris restent massifs : ceux construits au début de la crise ont une durée de vie de six mois et se détériorent alors que la saison des pluies a commencé. Ouo-ouo Sakouvogui, coordinateur de la réponse de MSF dans le camp, avertit que la situation pourrait redevenir « très critique » si rien ne change. L’avenir de la réponse humanitaire est également en question. Plusieurs organisations présentes à Busuma n’ont de garanties de financement que jusqu’à fin 2026, certaines n’ayant plus de budget au-delà d’octobre 2026. Adélaïde Ouabo, coordinatrice des programmes de MSF au Burundi, prévient que des acteurs humanitaires risquent de disparaître du camp dès le début de 2027, malgré les efforts des autorités et des Nations Unies pour mobiliser les bailleurs. Eau, assainissement et santé Les interventions d’urgence du début de l’année ont permis d’améliorer les conditions sanitaires et de maîtriser les épidémies de choléra et de rougeole. Mais en septembre, le camp ne comptait qu’une latrine pour 119 personnes et une douche pour 242 personnes. Si les maladies hydriques ont reculé en saison sèche, MSF craint que la saison des pluies, dans un contexte de prévisions liées au phénomène El Niño, ne change la donne. Entre juillet et septembre, les équipes de MSF ont réalisé plus de 12 000 consultations ambulatoires dans le camp et la communauté d’accueil, principalement pour des infections respiratoires et intestinales. Plus de 300 personnes ont bénéficié de soins plus spécialisés. Une détresse psychologique préoccupante MSF fait état d’une forte demande de soutien en santé mentale, liée aux violences subies en RDC, à la fuite, aux pertes et à la dégradation des conditions de vie dans le camp. Vanessa Niyonizigiye, psychologue clinicienne de l’organisation, dit constater des dépressions, de l’anxiété, des psychoses et des syndromes de stress post-traumatique, certaines personnes n’ayant même ni bâche ni couverture. Asiya Bipemaju, arrivée à la mi-décembre 2025 et qui partage un abri avec 14 autres réfugiés, raconte avoir affronté le choléra, les infections et des décès à son arrivée. « Honnêtement, je n’en peux plus. Je veux rentrer », confie-t-elle. Pour MSF, il n’est pas acceptable que des réfugiés préfèrent risquer leur vie plutôt que de rester dans un camp censé les protéger. L’organisation y voit un signal d’alarme à traiter en urgence.RDC : Le RFDI plaide la cause des femmes et communautés vulnérables à la 89e session de la CADHP à DakarÉquateur: Un prêtre rédemptoriste meurt après la chute d’une croix pendant une messe retransmise en directONU : Macky Sall retire sa candidature au poste de secrétaire général après le vote informel du Conseil de sécuritéKENYA – Un deuxième cas d’Ebola met la surveillance à l’épreuveQu’est-ce que PHP et pourquoi a-t-il mis hors ligne les sites Web du gouvernement ?Bunia : MSF adapte sa réponse à Ebola et prévoit la fermeture du CTE d’ElikiyaBurundi : au camp de Busuma, des réfugiés congolais préfèrent rentrer en RDC plutôt que de rester, MSF alerte sur les coupes de financement Plus de dix mois après l’arrivée de dizaines de milliers de réfugiés congolais dans le camp de Busuma, à l’est du Burundi, les conditions de vie restent extrêmement précaires. 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Il affirme avoir déjà fui la violence « trois ou quatre fois » au Congo et dit vouloir partir : « Nous ne voulons pas d’argent, nous voulons juste partir. » Une aide en baisse Faute de financements suffisants, les distributions alimentaires et monétaires ont été constamment réduites, indique l’organisation. Les besoins en abris restent massifs : ceux construits au début de la crise ont une durée de vie de six mois et se détériorent alors que la saison des pluies a commencé. Ouo-ouo Sakouvogui, coordinateur de la réponse de MSF dans le camp, avertit que la situation pourrait redevenir « très critique » si rien ne change. L’avenir de la réponse humanitaire est également en question. Plusieurs organisations présentes à Busuma n’ont de garanties de financement que jusqu’à fin 2026, certaines n’ayant plus de budget au-delà d’octobre 2026. Adélaïde Ouabo, coordinatrice des programmes de MSF au Burundi, prévient que des acteurs humanitaires risquent de disparaître du camp dès le début de 2027, malgré les efforts des autorités et des Nations Unies pour mobiliser les bailleurs. Eau, assainissement et santé Les interventions d’urgence du début de l’année ont permis d’améliorer les conditions sanitaires et de maîtriser les épidémies de choléra et de rougeole. Mais en septembre, le camp ne comptait qu’une latrine pour 119 personnes et une douche pour 242 personnes. Si les maladies hydriques ont reculé en saison sèche, MSF craint que la saison des pluies, dans un contexte de prévisions liées au phénomène El Niño, ne change la donne. Entre juillet et septembre, les équipes de MSF ont réalisé plus de 12 000 consultations ambulatoires dans le camp et la communauté d’accueil, principalement pour des infections respiratoires et intestinales. Plus de 300 personnes ont bénéficié de soins plus spécialisés. Une détresse psychologique préoccupante MSF fait état d’une forte demande de soutien en santé mentale, liée aux violences subies en RDC, à la fuite, aux pertes et à la dégradation des conditions de vie dans le camp. Vanessa Niyonizigiye, psychologue clinicienne de l’organisation, dit constater des dépressions, de l’anxiété, des psychoses et des syndromes de stress post-traumatique, certaines personnes n’ayant même ni bâche ni couverture. Asiya Bipemaju, arrivée à la mi-décembre 2025 et qui partage un abri avec 14 autres réfugiés, raconte avoir affronté le choléra, les infections et des décès à son arrivée. « Honnêtement, je n’en peux plus. Je veux rentrer », confie-t-elle. Pour MSF, il n’est pas acceptable que des réfugiés préfèrent risquer leur vie plutôt que de rester dans un camp censé les protéger. 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Burundi: au camp de Busuma, les réfugiés congolais réclament le retour ; Bujumbura et le HCR opposent l’impératif de sécurité

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Par GrandsLacsTv

Publié le 16 août 2026

3 min de lecture

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Burundi: au camp de Busuma, les réfugiés congolais réclament le retour ; Bujumbura et le HCR opposent l’impératif de sécurité

Reçus vendredi 14 août 2026 sur le site de Busuma (province de Buhumuza, est du Burundi) par le ministre burundais des Relations extérieures, un haut représentant de l’Union africaine et plusieurs partenaires humanitaires, des réfugiés congolais ont exigé leur rapatriement immédiat en République démocratique du Congo, dénonçant des conditions de vie qu’ils jugent insoutenables. La délégation a répondu par un appel à la patience, arguant de la persistance des combats à l’est de la RDC.

Le camp de Busuma, en commune de Ruyigi, accueille encore plusieurs dizaines de milliers de ressortissants congolais ayant fui, à la fin de l’année 2025, l’offensive du M23 vers Uvira dans le Sud-Kivu. La délégation qui s’y est rendue vendredi rassemblait le chef de la diplomatie burundaise Édouard Bizimana, un haut représentant de l’Union africaine, le groupe des diplomates africains accrédités à Bujumbura et des humanitaires. Elle a remis à cette occasion une aide matérielle évaluée à 50 millions de francs burundais.

Sur place, les témoignages recueillis par Iwacu convergent : rations alimentaires réduites de l’ordre d’un kilogramme de farine et de 13 000 francs burundais (environ deux dollars américains) par personne et par mois selon les réfugiés interrogés , abris insuffisants, accès limité aux soins.

« Ici, tout le monde demande à rentrer dans notre pays », confie Delphin, enseignant. Un autre réfugié plaide pour un retour organisé, quitte à regagner des zones encore instables :

« Il vaut mieux mourir par balles que mourir de faim et de froid devant nos enfants ».

Face à ces appels, le ministre Édouard Bizimana a opposé un principe de précaution.

« Personne ne peut s’engager à envoyer des gens dans des zones où il y a encore des affrontements. […] Votre sécurité, vos vies importent plus », a-t-il déclaré.

Il a réaffirmé le soutien du Burundi aux initiatives de paix en cours et sa coordination avec Kinshasa et le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR).

La représentante du HCR au Burundi, Brigitte Mukanga-Eno, a rappelé que la réunion tripartite HCR–Burundi–RDC tenue à Kinshasa n’autorise le retour organisé que vers des zones sécurisées. Le rapatriement volontaire, lancé le 23 avril 2026, a déjà permis à quelque 13 000 personnes de regagner la RDC, à raison d’environ 1 000 candidats par semaine « la capacité maximale actuelle », a-t-elle précisé.

Le contexte sécuritaire congolais demeure fragmenté. Si Uvira a été reprise par les autorités provinciales du Sud-Kivu en janvier 2026, après le retrait du M23, la rébellion conserve des positions dans la plaine de la Ruzizi et les Hauts Plateaux du territoire de Fizi, où des affrontements sont régulièrement signalés. Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA) recensait, au 31 mars 2026, 1,56 million de personnes déplacées internes dans la seule province du Sud-Kivu.

Le sous-financement chronique complique par ailleurs la réponse. Sur les 33,2 millions de dollars requis par l’appel à fonds lancé en décembre 2025 pour la prise en charge des réfugiés congolais au Burundi, seuls 30 % ont été mobilisés, plus de six mois après son lancement, selon la représentante du HCR.

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