L’Organisation mondiale de la santé (OMS) tire la sonnette d’alarme face à une possible sous-évaluation de l’épidémie d’Ebola qui sévit dans l’est de la République démocratique du Congo.
D’après le directeur des urgences sanitaires de l’organisation, Chikwe Ihekweazu, le nombre réel de personnes infectées pourrait être deux à quatre fois supérieur aux chiffres officiels, qui faisaient état de 1 963 cas et 719 décès au 12 juillet 2026.
Cette disparité s’expliquerait notamment par l’existence de nombreux cas non détectés par le système de surveillance sanitaire.
Les premières contaminations remonteraient au mois d’avril, soit bien avant la déclaration officielle de l’épidémie, favorisant ainsi une propagation silencieuse dans au moins quatre provinces de l’est du pays.
L’OMS classe cette flambée comme la troisième plus importante jamais enregistrée en RDC, mais aussi comme l’une des plus rapides à évoluer parmi les récentes interventions.
L’organisation se dit particulièrement préoccupée par le nombre élevé de décès survenus au sein des communautés, en dehors des structures de santé, ce qui complique considérablement le suivi des contacts et les efforts de contrôle de la transmission.
Bien que le taux de suivi des cas contacts ait progressé pour atteindre environ 80 %, il reste en deçà du seuil de 90 % requis pour contenir efficacement l’épidémie.
Les autorités sanitaires, en collaboration avec leurs partenaires, poursuivent donc le renforcement des mécanismes de surveillance, de prise en charge des patients et de traçage des contacts afin de freiner la propagation du virus.
Fiduciaire ZAHIGA




