Quatorze cas suspects de choléra, dont deux décès, ont été enregistrés ce mardi 14 juillet dans l’aire de santé de Kele, en ville de Kamituga (territoire de Mwenga, Sud-Kivu), selon le bureau urbain de la société civile, qui alerte sur un risque de propagation rapide faute de moyens.
D’après un communiqué signé par Mukamba Muyengo Lucky, président du bureau de coordination de la société civile de la ville de Kamituga, quatorze personnes présentant des diarrhées accompagnées de vomissements ont été recensées dans le quartier Kele, dans l’aire de santé du même nom. Le bilan provisoire fait état de deux morts, un homme et une femme.
La même source s’inquiète de l’absence de partenaires techniques et financiers dans la zone de santé de Kamituga. Sans appui extérieur, prévient-elle, la maladie risque de se propager rapidement, les structures locales ne disposant pas de moyens suffisants pour la contenir.
La société civile lance un appel aux organisations humanitaires afin qu’elles apportent leur appui à la zone de santé de Kamituga. Elle demande également aux autorités urbaines et à celles du territoire de Mwenga d’ouvrir un couloir humanitaire pour permettre aux ONG de venir en aide aux personnes déjà malades.
Aux relais communautaires, la structure citoyenne recommande d’alerter sur tout cas suspect et de l’orienter vers l’Hôpital général de référence de Kamituga pour une prise en charge. La population est, quant à elle, invitée à observer strictement les règles d’hygiène et à se rendre à l’hôpital dès l’apparition des symptômes. « Le choléra tue rapidement », rappelle le communiqué, qui exhorte au respect des conseils des professionnels de santé.
Cette alerte intervient dans un contexte sanitaire déjà tendu au Sud-Kivu. Depuis le début de l’année, la province fait face à une pression épidémique multiple mpox, choléra et rougeole et la zone de santé de Kamituga figurait déjà, selon les données humanitaires publiées en début d’année, parmi les foyers actifs de mpox et les zones en alerte épidémique pour la rougeole. À l’heure où nous publions, les chiffres annoncés n’ont pas encore été confirmés par les autorités sanitaires de la zone de santé.




