Les autorités sanitaires l’ont annoncé après la confirmation biologique des échantillons prélevés sur un jeune homme de 21 ans, décédé au port d’Akula à la suite d’une dégradation rapide de son état de santé.
En provenance de la province de la Tshopo, le patient voyageait à bord du bateau MB GBADOLITE à destination de la ville de Zongo. Face au risque élevé de contamination à bord et lors du transit, les équipes de la riposte ont promptement réagi : 38 personnes identifiées comme des cas suspects ou contacts à haut risque ont été immédiatement isolées et placées en quarantaine.
Une menace sanitaire amplifiée par la spécificité de la souche
Ce nouveau cas s’inscrit dans le cadre d’une épidémie nationale de virus Ebola Bundibugyo (BDBV) qui touche déjà plusieurs provinces de la République démocratique du
Congo, notamment l’ituri, le Nord-Kivu, le Haut-Uélé, le Bas-Uélé, le Sud-Kivu et la Tshopo. À ce jour, le bilan national dépasse les 6 800 cas confirmés et plus de 3 300 décès.
L’apparition du virus dans le Sud-Ubangi suscite une vive inquiétude au sein du personnel soignant en raison des caractéristiques propres à la souche Bundibugyo :
• Un diagnostic clinique complexe : Contrairement à la souche Zaire, les saignements externes sont rares (observés chez environ 10% des patients). La maladie se
maniteste principalement par une nevre brutale, une astenle severe, des maux de tete ainsi que des troubles digests (vomissements, alarnees), ce qui peut retarder l détection précoce.
• Absence de vaccin spécifique : Les vaccins habituellement utilisés lors des précédentes résurgences (tels que l’Ervebo, conçus spécifiquement contre la souche Zaire) ne fournissent pas de protection directe contre la souche Bundibugyo. La prise en charge repose entièrement sur les soins de support intensifs et l’isolement strict des
malades
La surveillance fluviale au cour de la riposte
Litinéraire emprunté par le patient décédé met en lumière la vulnérabilité des axes de transport fluvial. La rivière Mongala et le fleuve Congo constituent des voies de transit intenses où le brassage de populations accentue la vitesse de propagation du virus.
Les autorités sanitaires provinciales, appuyées par les partenaires techniques, ont renforcé la surveillance épidémiologique et le contrôle sanitaire aux points d’entrée riverains. Le suivi rigoureux des 38 personnes placées en quarantaine à Akula sera déterminant dans les prochains jours pour contenir le foyer infectieux et éviter toute chaîne de transmission secondaire vers Zongo et les agglomérations environnantes.




