Le Gouvernement de la République démocratique du Congo a entamé les derniers arbitrages autour du projet de loi de finances pour l’exercice 2027.
Évalué à environ 24,8 milliards de dollars américains, ce budget en hausse reflète les ambitions de l’exécutif pour la sécurité, l’éducation et les infrastructures.
Réunis ce jeudi 10 septembre 2026 à l’Immeuble du Gouvernement à Kinshasa, plusieurs membres de l’équipe gouvernementale ont pris part à une séance préparatoire au Conseil des ministres sous la direction de la Première ministre, Judith Suminwa Tuluka. Au cœur des échanges : l’examen des principaux agrégats budgétaires présentés par le vice-Premier ministre en charge du Budget, Adolphe Muzito, à l’issue de plusieurs semaines de conférences budgétaires.
Éducation, sécurité et santé au cœur des priorités
Pour ce nouvel exercice fiscal, le Gouvernement réaffirme son engagement envers la gratuité de l’enseignement de base. Une nouveauté majeure est envisagée pour
2027 : l’extension de cette mesure aux élèves de 7e et 8e années (anciennement deuxième degré du cycle d’orientation).
Outre l’éducation, les orientations stratégiques accordent un poids déterminant à :
- La sécurité nationale et la réponse aux urgences humanitaires.
- L’extension de la couverture santé universelle.
- Le développement des infrastructures sur l’ensemble du territoire national.
Porte-parole du Gouvernement, le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya, a salué cette projection budgétaire : « C’est la preuve qu’il y a une véritable dynamique économique engagée dans le pays. C’est la preuve aussi que les réformes et la stratégie mises en place par le président de la République, et pilotées par la Première ministre, donnent davantage de résultats. »
Réformes fiscales et budget consolidé
Pour financer ces orientations, le Gouvernement mise sur l’élargissement de l’assiette fiscale et la poursuite des réformes destinées à maximiser la mobilisation des recettes internes.
Par ailleurs, cette séance a permis d’aborder la préparation du budget consolidé de l’exercice 2026. Une première depuis 2015, ce mécanisme vise à mettre en synergie les données budgétaires du pouvoir central et celles des provinces. Le projet de loi portant reddition des comptes pour l’exercice 2025 a également fait l’objet de présentations par la vice-ministre des Finances.
Les derniers arbitrages se poursuivent ce vendredi 11 septembre lors du Conseil des ministres présidé par le chef de l’État. Une fois adopté par l’exécutif, le texte sera déposé dans les délais constitutionnels sur le bureau de l’Assemblée nationale pour examen et vote par les parlementaires.




