GrandsLacsTv

Rechercher un sujet, un article…

⌘K

À la une

Champions League : le Real désillusionne le Barça sur sa pelouse de Camp Nou (2-1)RDC : Adoption controversée de la loi sur le référendum, l’opposition dénonce un passage en forceRDC : La Dynamique Benjamin Mukendi s’unit à l’ADESCO sous le patronage bienveillant de Son Excellence Tony Kanku Shiku pour l’émergence du paysQu’est-ce que PHP et pourquoi a-t-il mis hors ligne les sites Web du gouvernement ?Bunia : MSF adapte sa réponse à Ebola et prévoit la fermeture du CTE d’ElikiyaBurundi : au camp de Busuma, des réfugiés congolais préfèrent rentrer en RDC plutôt que de rester, MSF alerte sur les coupes de financement Plus de dix mois après l’arrivée de dizaines de milliers de réfugiés congolais dans le camp de Busuma, à l’est du Burundi, les conditions de vie restent extrêmement précaires. Dans un communiqué, Médecins Sans Frontières (MSF) s’inquiète d’une nouvelle dégradation de la situation, plusieurs organisations risquant de perdre leurs financements dans les semaines à venir. Selon MSF, environ 35 000 personnes vivent encore à Busuma. Depuis avril, plus de 20 000 réfugiés ont regagné la République démocratique du Congo (RDC) dans le cadre d’un programme de retour volontaire vers des zones sécurisées, géré par les Nations Unies. Malgré une situation sécuritaire toujours volatile dans l’Est de la RDC, de nombreux réfugiés disent préférer rentrer plutôt que de poursuivre l’attente dans le camp. « On a l’impression d’être des chèvres attachées à un piquet », témoigne Ibonge Alinoti, arrivé en décembre 2025 après avoir fui des affrontements près d’Uvira. Il affirme avoir déjà fui la violence « trois ou quatre fois » au Congo et dit vouloir partir : « Nous ne voulons pas d’argent, nous voulons juste partir. » Une aide en baisse Faute de financements suffisants, les distributions alimentaires et monétaires ont été constamment réduites, indique l’organisation. Les besoins en abris restent massifs : ceux construits au début de la crise ont une durée de vie de six mois et se détériorent alors que la saison des pluies a commencé. Ouo-ouo Sakouvogui, coordinateur de la réponse de MSF dans le camp, avertit que la situation pourrait redevenir « très critique » si rien ne change. L’avenir de la réponse humanitaire est également en question. Plusieurs organisations présentes à Busuma n’ont de garanties de financement que jusqu’à fin 2026, certaines n’ayant plus de budget au-delà d’octobre 2026. Adélaïde Ouabo, coordinatrice des programmes de MSF au Burundi, prévient que des acteurs humanitaires risquent de disparaître du camp dès le début de 2027, malgré les efforts des autorités et des Nations Unies pour mobiliser les bailleurs. Eau, assainissement et santé Les interventions d’urgence du début de l’année ont permis d’améliorer les conditions sanitaires et de maîtriser les épidémies de choléra et de rougeole. Mais en septembre, le camp ne comptait qu’une latrine pour 119 personnes et une douche pour 242 personnes. Si les maladies hydriques ont reculé en saison sèche, MSF craint que la saison des pluies, dans un contexte de prévisions liées au phénomène El Niño, ne change la donne. Entre juillet et septembre, les équipes de MSF ont réalisé plus de 12 000 consultations ambulatoires dans le camp et la communauté d’accueil, principalement pour des infections respiratoires et intestinales. Plus de 300 personnes ont bénéficié de soins plus spécialisés. Une détresse psychologique préoccupante MSF fait état d’une forte demande de soutien en santé mentale, liée aux violences subies en RDC, à la fuite, aux pertes et à la dégradation des conditions de vie dans le camp. Vanessa Niyonizigiye, psychologue clinicienne de l’organisation, dit constater des dépressions, de l’anxiété, des psychoses et des syndromes de stress post-traumatique, certaines personnes n’ayant même ni bâche ni couverture. Asiya Bipemaju, arrivée à la mi-décembre 2025 et qui partage un abri avec 14 autres réfugiés, raconte avoir affronté le choléra, les infections et des décès à son arrivée. « Honnêtement, je n’en peux plus. Je veux rentrer », confie-t-elle. Pour MSF, il n’est pas acceptable que des réfugiés préfèrent risquer leur vie plutôt que de rester dans un camp censé les protéger. L’organisation y voit un signal d’alarme à traiter en urgence.RDC : Le RFDI plaide la cause des femmes et communautés vulnérables à la 89e session de la CADHP à DakarChampions League : le Real désillusionne le Barça sur sa pelouse de Camp Nou (2-1)RDC : Adoption controversée de la loi sur le référendum, l’opposition dénonce un passage en forceRDC : La Dynamique Benjamin Mukendi s’unit à l’ADESCO sous le patronage bienveillant de Son Excellence Tony Kanku Shiku pour l’émergence du paysQu’est-ce que PHP et pourquoi a-t-il mis hors ligne les sites Web du gouvernement ?Bunia : MSF adapte sa réponse à Ebola et prévoit la fermeture du CTE d’ElikiyaBurundi : au camp de Busuma, des réfugiés congolais préfèrent rentrer en RDC plutôt que de rester, MSF alerte sur les coupes de financement Plus de dix mois après l’arrivée de dizaines de milliers de réfugiés congolais dans le camp de Busuma, à l’est du Burundi, les conditions de vie restent extrêmement précaires. Dans un communiqué, Médecins Sans Frontières (MSF) s’inquiète d’une nouvelle dégradation de la situation, plusieurs organisations risquant de perdre leurs financements dans les semaines à venir. Selon MSF, environ 35 000 personnes vivent encore à Busuma. Depuis avril, plus de 20 000 réfugiés ont regagné la République démocratique du Congo (RDC) dans le cadre d’un programme de retour volontaire vers des zones sécurisées, géré par les Nations Unies. Malgré une situation sécuritaire toujours volatile dans l’Est de la RDC, de nombreux réfugiés disent préférer rentrer plutôt que de poursuivre l’attente dans le camp. « On a l’impression d’être des chèvres attachées à un piquet », témoigne Ibonge Alinoti, arrivé en décembre 2025 après avoir fui des affrontements près d’Uvira. Il affirme avoir déjà fui la violence « trois ou quatre fois » au Congo et dit vouloir partir : « Nous ne voulons pas d’argent, nous voulons juste partir. » Une aide en baisse Faute de financements suffisants, les distributions alimentaires et monétaires ont été constamment réduites, indique l’organisation. Les besoins en abris restent massifs : ceux construits au début de la crise ont une durée de vie de six mois et se détériorent alors que la saison des pluies a commencé. Ouo-ouo Sakouvogui, coordinateur de la réponse de MSF dans le camp, avertit que la situation pourrait redevenir « très critique » si rien ne change. L’avenir de la réponse humanitaire est également en question. Plusieurs organisations présentes à Busuma n’ont de garanties de financement que jusqu’à fin 2026, certaines n’ayant plus de budget au-delà d’octobre 2026. Adélaïde Ouabo, coordinatrice des programmes de MSF au Burundi, prévient que des acteurs humanitaires risquent de disparaître du camp dès le début de 2027, malgré les efforts des autorités et des Nations Unies pour mobiliser les bailleurs. Eau, assainissement et santé Les interventions d’urgence du début de l’année ont permis d’améliorer les conditions sanitaires et de maîtriser les épidémies de choléra et de rougeole. Mais en septembre, le camp ne comptait qu’une latrine pour 119 personnes et une douche pour 242 personnes. Si les maladies hydriques ont reculé en saison sèche, MSF craint que la saison des pluies, dans un contexte de prévisions liées au phénomène El Niño, ne change la donne. Entre juillet et septembre, les équipes de MSF ont réalisé plus de 12 000 consultations ambulatoires dans le camp et la communauté d’accueil, principalement pour des infections respiratoires et intestinales. Plus de 300 personnes ont bénéficié de soins plus spécialisés. Une détresse psychologique préoccupante MSF fait état d’une forte demande de soutien en santé mentale, liée aux violences subies en RDC, à la fuite, aux pertes et à la dégradation des conditions de vie dans le camp. Vanessa Niyonizigiye, psychologue clinicienne de l’organisation, dit constater des dépressions, de l’anxiété, des psychoses et des syndromes de stress post-traumatique, certaines personnes n’ayant même ni bâche ni couverture. Asiya Bipemaju, arrivée à la mi-décembre 2025 et qui partage un abri avec 14 autres réfugiés, raconte avoir affronté le choléra, les infections et des décès à son arrivée. « Honnêtement, je n’en peux plus. Je veux rentrer », confie-t-elle. Pour MSF, il n’est pas acceptable que des réfugiés préfèrent risquer leur vie plutôt que de rester dans un camp censé les protéger. L’organisation y voit un signal d’alarme à traiter en urgence.RDC : Le RFDI plaide la cause des femmes et communautés vulnérables à la 89e session de la CADHP à Dakar

Actualité

Royaume-Uni : l’interdiction des produits des colonies israéliennes s’étendra aussi à Jérusalem-Est et au Golan

G

Par GrandsLacsTv

Publié le 11 septembre 2026

5 min de lecture

Partager

Royaume-Uni : l’interdiction des produits des colonies israéliennes s’étendra aussi à Jérusalem-Est et au Golan

Londres a annoncé mardi 8 septembre 2026 l’interdiction des importations en provenance des colonies israéliennes illégales et des sanctions contre ceux qui financent leur expansion. Des sources gouvernementales britanniques ont depuis confirmé que la mesure couvrira également les colonies de Jérusalem-Est occupée et du plateau du Golan syrien. Onze autres pays se sont associés à la démarche.

Devant la Chambre des communes, le chef de la diplomatie britannique Ed Miliband a annoncé un embargo sur les marchandises produites dans les colonies israéliennes de Cisjordanie occupée, ainsi que la mise en place d’un régime de sanctions complet contre l’expansion coloniale. Le ministre a également opéré un changement de doctrine : le Royaume-Uni considère désormais comme illégale l’occupation israélienne de la Cisjordanie elle-même, et non plus seulement les colonies.

Le dispositif dépasse le seul commerce de biens. Il prévoit des sanctions contre les organisations, entreprises et personnes fournissant construction, infrastructures, financement ou services immobiliers aux colonies, une interdiction totale de la publicité au Royaume-Uni pour la vente de biens immobiliers dans les colonies, des sanctions contre des colons accusés d’avoir soutenu ou incité à des violences, et le refus de toute nouvelle licence d’exportation d’armes ou de biens contribuant matériellement à l’occupation. Selon les chaînes américaines, l’entrée en vigueur effective de l’interdiction prendrait de six à neuf mois.

Golan et Jérusalem-Est inclus

Des sources gouvernementales britanniques ont confirmé jeudi soir au site Middle East Eye que les colonies israéliennes du Golan occupé et de Jérusalem-Est seront bien couvertes par les nouvelles mesures, un point que l’annonce initiale n’avait pas tranché. Des sources au Foreign Office ont fait la même confirmation au site The New Arab. Israël a conquis le Golan sur la Syrie en 1967 avant de l’annexer, une décision jamais reconnue par la communauté internationale : la résolution 497 du Conseil de sécurité de l’ONU qualifie la loi israélienne d’annexion de nulle et non avenue et sans effet juridique international. Environ 20 000 colons israéliens y vivent aujourd’hui aux côtés de quelque 26 000 habitants autochtones, majoritairement druzes, qui se considèrent comme syriens.

L’extension au Golan est politiquement sensible : elle contredit frontalement la reconnaissance, par l’administration Trump en mars 2019, de la souveraineté israélienne sur le plateau.

Douze pays, un même front

Le même jour, les ministres des Affaires étrangères du Canada, du Danemark, de la Finlande, de la France, de l’Islande, de l’Irlande, de la Norvège, de la Pologne, du Portugal, de l’Espagne, de la Suède et du Royaume-Uni ont publié une déclaration commune annonçant leur intention d’introduire des restrictions nationales ou de soutenir des restrictions européennes sur le commerce avec les colonies, ou d’étudier activement de telles mesures. Le texte cite explicitement la publication des appels d’offres pour le projet de colonisation E1, à l’est de Jérusalem, qui menace la continuité territoriale d’un futur État palestinien.

Plusieurs de ces pays avaient déjà agi. L’Espagne interdit déjà l’importation de produits des colonies et la publicité commerciale associée ; la Belgique a adopté en juillet un projet de règles refusant les autorisations pour ces marchandises ; l’Irlande a approuvé un projet de loi d’interdiction ; les Pays-Bas ont adopté une interdiction nationale d’importation, d’achat et de vente entrant en vigueur le 22 septembre ; la Norvège a soumis à consultation publique un texte interdisant importations et exportations vers les colonies.

Une base juridique : l’avis de la CIJ

Ces décisions s’appuient sur l’avis consultatif rendu le 19 juillet 2024 par la Cour internationale de justice. La Cour y a conclu que la présence israélienne dans le Territoire palestinien occupé est illicite, qu’Israël doit y mettre fin au plus vite, cesser immédiatement toute nouvelle activité de colonisation et évacuer les colons, et que tous les États ont l’obligation de ne pas reconnaître comme légale la situation née de cette présence. L’avis précise que les États doivent s’abstenir de relations économiques ou commerciales avec Israël portant sur ces territoires lorsqu’elles consolident sa présence illicite.

Riposte israélienne immédiate

Le ministre israélien des Affaires étrangères Gideon Saar a annoncé la fermeture du consulat britannique à Jérusalem-Est, l’expulsion des représentants britanniques du centre de coordination civilo-militaire de Kiryat Gat, la fin de la formation dispensée par les forces britanniques aux services de sécurité de l’Autorité palestinienne à Ramallah, ainsi que l’interdiction d’entrée sur le territoire à douze personnalités britanniques. La liste comprend notamment les députés Jeremy Corbyn, Diane Abbott, John McDonnell, Zarah Sultana, Naz Shah et Richard Burgon, plusieurs élus écologistes, ainsi qu’un avocat. Gideon Saar a qualifié la démarche britannique de « moralement dévoyée » et accusé Londres d’ingérence à l’approche des élections israéliennes du mois prochain.Le ministre des Finances Bezalel Smotrich a réclamé l’expulsion de l’ambassadeur britannique, tandis que le ministre de la Sécurité nationale Itamar Ben-Gvir appelait Benyamin Netanyahou à reconnaître, par représailles, la souveraineté argentine sur les Malouines.

Côté américain, l’ambassadeur des États-Unis en Israël Mike Huckabee a dénoncé une discrimination envers le peuple juif et averti que Washington pourrait riposter sur le plan économique ou politique, Donald Trump n’ayant pour sa part pas commenté publiquement la mesure.

Portée réelle

L’impact économique immédiat devrait rester limité : les produits des colonies ne représentent qu’une faible part des exportations israéliennes. Il s’agit principalement de dattes, de fruits, de légumes et de vin. S’y ajoutent des cosmétiques à base de minéraux de la mer Morte, des plastiques, textiles et matériaux de construction issus de zones industrielles comme Barkan, Mishor Adumim ou Atarot. La portée de la décision est donc d’abord politique et juridique : elle transforme une condamnation de principe en obligation de traçabilité pour les entreprises et les banques.

Au Royaume-Uni, la mesure divise. Le Parti vert y voit un « premier pas attendu depuis longtemps » et réclame des restrictions plus larges sur les biens, les services et les investissements, sans exception, quand le porte-parole conservateur des Affaires étrangères Tom Tugendhat met en garde contre le risque de divisions communautaires et de montée des violences antisémites au Royaume-Uni.

Partager

# Actualité